les atteintes pleurales bénignes


Plusieurs formes d'atteintes pleurales sont associées à une exposition à l'amiante.

Les plus fréquentes sont les plaques pleurales.

Elles ne sont toutefois pas annonciatrices d'un cancer ou d'un mésothéliome.

En effet, le mésothéliome ne se développe pas sur des plaques pleurales et aucune étude scientifique ne permet d'affirmer, ni d'exclure, que les personnes atteintes de plaques pleurales ont plus de risques que les autres, à exposition égale, de développer un cancer. Pour autant, les plaques pleurales témoignent habituellement d'une exposition à l'amiante et peuvent donc inciter les personnes atteintes à être plus vigilantes vis-à-vis des premiers symptômes des cancers de l'amiante.

Ces plaques pleurales semblent très spécifiques de l'amiante, surtout si elles sont bilatérales.

D'autres atteintes bénignes de la plèvre ont été décrites :

épaississement de ses feuillets (symphyse pleurale) ou
épanchement entre ses deux feuillets (pleurésie), susceptibles d'entraîner une diminution de la capacité respiratoire.

Ces manifestations peuvent avoir de nombreuses autres causes (infection, traumatisme, maladies inflammatoires...).

les cancers du poumon


Les fibres d'amiante altèrent les cellules de l'épithélium des bronches et perturbent les phénomènes de division cellulaire, ce qui aboutit, dans certains cas, avec un temps de latence de 10 à 20 ans, à une transformation cancéreuse.

Ces cancers liés aux fibres d'amiante ne se distinguent pas des autres cancers pulmonaires, ce qui explique qu'il soit difficile de chiffrer les cas de cancers du poumon imputables strictement à une exposition professionnelle à l'amiante.

Alors que 80 % des cancers broncho-pulmonaires sont liés au tabac, la fraction du risque total de cancer du poumon attribuable à l'exposition professionnelle à l'amiante varie, selon l'INSERM, de 0,5 % à 15 %, selon les études, en fonction des variations de la prévalence des expositions professionnelles à l'amiante, dans les populations considérées.

Il faut souligner également que l'exposition à l'amiante et la consommation de tabac ont un effet multiplicatif sur la valeur du risque relatif de cancer du poumon.

Les risques de cancer du poumon sont d'autant plus élevés que l'exposition à l'amiante est forte.

Pour l'année 1996, le rapport de l'expertise collective de l'INSERM évalue à 1.200 le nombre de cancers du poumon attribuables à l'amiante, sur les 25.000 nouveaux cas de cancers broncho-pulmonaires annuels en France

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